Une petite série doit produire des pièces suffisamment constantes pour leur usage, sans transformer chaque exemplaire en contrôle de laboratoire inutile. Le plan qualité doit se concentrer sur les caractéristiques qui influencent réellement le montage, la sécurité et l’aspect attendu.
Il commence avant la fabrication, avec une pièce de référence et des critères acceptés par le client.
Identifier les cotes critiques
Un diamètre recevant un axe, un entraxe de fixation et une hauteur totale peuvent être essentiels, tandis qu’une surface cachée tolère davantage de variation. Le plan ou le fichier doit distinguer ces niveaux d’importance.
Une tolérance impossible à mesurer ou incompatible avec le procédé doit être discutée avant production.
Définir les défauts visuels acceptables
L’impression FDM présente des couches visibles et parfois une marque de jointure. La résine peut conserver de petits points liés aux supports. Ces caractéristiques normales doivent être distinguées des défauts : délamination, fissure, manque de matière ou déformation excessive.
Des photographies de la pièce de référence constituent un complément utile à une description écrite.
Contrôler pendant la production
- vérification de la première pièce ;
- contrôle périodique des dimensions clés ;
- surveillance du lot de matière ;
- inspection des supports et surfaces fonctionnelles ;
- test de montage sur un gabarit ;
- isolement des pièces non conformes ;
- enregistrement des corrections de paramètres.
Attendre la fin de la série pour découvrir une dérive augmente le volume à reprendre. Un contrôle simple mais régulier est plus efficace.
Échantillonnage ou contrôle à 100 % ?
Un contrôle complet est pertinent pour une petite quantité critique ou une opération rapide. L’échantillonnage peut suffire lorsque le procédé est stable et que la caractéristique est moins sensible.
La décision dépend du risque associé à un défaut, pas seulement du coût de mesure.
Traçabilité et conditionnement
Le lot doit être associé au fichier, à la matière et à la date de fabrication. Si plusieurs versions existent, leur mélange doit être impossible. Un marquage discret ou un emballage séparé facilite le suivi.
Le conditionnement protège les surfaces et évite les déformations pendant le transport. Une pièce conforme à la sortie de l’atelier doit le rester à la livraison.
Utiliser les retours pour améliorer la série suivante
Les difficultés de montage, l’usure et les retours terrain doivent être reliés à la version concernée. L’impression 3D permet ensuite d’ajuster rapidement la géométrie ou la matière.
Un contrôle qualité utile n’est donc pas seulement un filtre : il alimente l’amélioration du produit.