Une impression 3D SLA ne s’arrête pas lorsque la plateforme sort de la machine. La pièce est encore couverte de résine non polymérisée et n’a pas toujours atteint ses propriétés finales. Le post-traitement fait donc partie intégrante du procédé : il conditionne la propreté, la résistance, l’état de surface et la stabilité de la pièce.
Le lavage : retirer la résine restée en surface
La première étape consiste à éliminer la résine liquide présente sur la pièce et dans les détails. Le nettoyage doit atteindre les creux, canaux et zones proches des supports sans détériorer la géométrie. Un lavage insuffisant peut laisser des surfaces collantes ou masquer des détails fins ; un traitement inadapté peut au contraire marquer certaines résines.
La post-polymérisation UV
Selon la formulation, une exposition complémentaire aux UV permet à la matière d’atteindre ses propriétés mécaniques et thermiques prévues. Le temps et la température ne sont pas universels : ils dépendent de la résine. Il est donc préférable de suivre un cycle adapté au matériau plutôt que d’appliquer la même durée à toutes les pièces.
Quand retirer les supports ?
Le moment du retrait dépend de la géométrie et du matériau. Des supports trop fortement arrachés peuvent laisser des cratères, tandis qu’un retrait soigneux limite les reprises. Les zones de contact doivent idéalement être placées sur des surfaces peu visibles ou faciles à poncer. L’orientation choisie avant impression est donc déjà une étape de finition.
Ponçage, apprêt et peinture
Après retrait des supports, les petites marques peuvent être reprises par ponçage. Pour une pièce destinée à être peinte, un apprêt permet de révéler les défauts et d’uniformiser le support. Plusieurs cycles légers sont généralement préférables à une correction agressive qui ferait perdre des arêtes ou des détails.
Pourquoi le post-traitement influence le devis
Deux pièces de même volume ne demandent pas forcément le même travail. Une géométrie très supportée, de nombreux détails fragiles ou une finition élevée peuvent augmenter les manipulations après impression. C’est une raison pour laquelle le coût d’une pièce SLA ne se résume pas au volume de résine utilisé.
À vérifier en pratique
Pour les pièces destinées à un assemblage, le post-traitement doit aussi préserver les cotes importantes. Un ponçage trop agressif autour d’un axe ou d’un logement peut modifier le jeu prévu. À l’inverse, une petite marque de support sur une face purement esthétique peut être reprise sans conséquence fonctionnelle. Séparer dès le fichier les surfaces « fonctionnelles » et « visuelles » aide donc à choisir où placer les supports et où concentrer le travail de finition.
Un bon résultat SLA dépend donc autant du fichier et de l’orientation que du lavage, de la polymérisation et du retrait des supports. Pour une pièce esthétique ou fonctionnelle, il est utile de préciser dès le départ quelles surfaces doivent rester les plus propres.