Envoyer un STEP, un STL ou un assemblage complet à un prestataire peut révéler une géométrie, un mécanisme ou un produit encore non commercialisé. La confidentialité doit donc être organisée avant l’envoi, surtout lorsque le fichier contient plus d’informations que la pièce réellement à fabriquer.
La protection ne repose pas sur une seule clause. Elle combine réduction des données transmises, identification des personnes autorisées et règles de conservation claires.
Transmettre uniquement ce qui est nécessaire
Pour fabriquer une référence, il n’est pas toujours utile d’envoyer l’assemblage complet de la machine. Exportez la pièce concernée et, si nécessaire, une enveloppe simplifiée montrant ses interfaces.
Supprimez les annotations internes, configurations inutiles et anciennes versions. Un fichier allégé réduit à la fois le risque de divulgation et les erreurs de fabrication.
Identifier clairement la version
Le nom du fichier peut contenir une référence, un indice et une date. Évitez les suites « final », « final2 » et « vraiment-final » qui ne permettent pas de savoir quelle version a été validée.
Dans le message d’accompagnement, rappelez la référence exacte à chiffrer et les fichiers transmis uniquement pour contexte.
Accord de confidentialité et responsabilités
Un accord de confidentialité peut préciser la nature des informations protégées, la durée, les personnes autorisées et les conditions de restitution ou de destruction. Il doit être adapté au projet et validé par les parties avant l’échange des données sensibles.
Pour un enjeu industriel ou juridique important, un conseil professionnel peut être nécessaire. Une formule générique ne couvre pas automatiquement tous les risques.
Sécuriser la transmission
- utiliser un canal prévu pour le dépôt de fichiers ;
- éviter les liens publics sans expiration ;
- limiter les destinataires du message ;
- protéger séparément le mot de passe si une archive est chiffrée ;
- conserver la liste des fichiers et versions envoyés ;
- demander une confirmation de suppression si le contrat le prévoit.
Un mot de passe très robuste envoyé dans le même message que l’archive apporte une protection limitée. Les deux informations doivent suivre des canaux distincts lorsque l’enjeu le justifie.
Préserver la traçabilité sans conserver indéfiniment
Le prestataire peut avoir besoin de garder une version pour une nouvelle fabrication, mais cette conservation doit être comprise et acceptée. Définissez si le fichier doit être supprimé après livraison ou archivé pendant une durée donnée.
La facture, la référence de commande et l’empreinte du fichier permettent de retrouver ce qui a été fabriqué sans nécessairement diffuser de nouveau la totalité du projet.