SLA, MSLA et DLP sont souvent regroupés sous l’expression « impression 3D résine ». C’est logique : ces procédés utilisent une résine photopolymère liquide qui durcit sous l’effet de la lumière. Pourtant, la manière d’exposer chaque couche n’est pas identique, et cette différence influence la machine, la vitesse, la résolution et parfois le type d’usage.
Le SLA : une exposition pilotée par laser
Dans un système SLA classique, un laser trace la section de la pièce dans la résine. Le faisceau se déplace pour polymériser les zones nécessaires. Le procédé est historiquement associé à une très bonne qualité de surface et à une grande maîtrise des détails. La durée d’exposition dépend toutefois de la géométrie à parcourir.
Le DLP : projeter une couche complète
Le DLP utilise un projecteur numérique pour exposer une couche ou une zone complète en une seule fois. Au lieu de tracer la forme point par point, l’image de la couche est projetée. Cette architecture peut permettre des cycles rapides, mais la résolution réelle dépend du système optique, de la taille de la zone projetée et de la calibration.
Le MSLA : un écran masque la lumière
Le MSLA, parfois appelé impression LCD, utilise une source lumineuse derrière un écran qui masque les zones ne devant pas polymériser. Une couche entière peut être exposée simultanément. Cette approche s’est beaucoup démocratisée car elle combine une mécanique relativement simple avec une bonne finesse pour de nombreux usages.
Résolution annoncée et précision réelle
Une valeur de pixels ou une hauteur de couche très faible ne suffit pas à garantir une cote parfaite. La résine, le retrait, la température, l’orientation, les supports et le post-traitement interviennent également. Pour un assemblage, il faut donc raisonner en tolérances et en jeux plutôt qu’en résolution marketing.
Quel procédé choisir pour une pièce ?
Pour le client qui souhaite simplement faire fabriquer un objet, la distinction entre SLA, MSLA et DLP est moins importante que le résultat recherché. La géométrie, les dimensions, la résine et la finition attendue doivent guider le choix. Pour comparer avec le filament, consultez notre article
FDM ou résine MSLA.
À vérifier en pratique
Une comparaison utile ne doit donc pas s’arrêter au nombre de pixels ou au nom du procédé. Pour une pièce donnée, observez plutôt la taille du volume, la résine compatible, la reproductibilité, le type de supports et le post-traitement nécessaire. Une technologie plus rapide sur une géométrie peut l’être moins sur une autre. Pour une petite série, la régularité entre exemplaires et la facilité de nettoyage peuvent compter davantage que quelques minutes gagnées par couche.
Ces trois familles reposent donc sur la photopolymérisation, mais avec des systèmes d’exposition différents. Pour une fabrication réussie, mieux vaut définir les contraintes de la pièce avant de choisir une technologie uniquement sur son nom.